Transport médical partagé : le guide complet 2025-2026
Tout savoir sur le transport médical partagé : règles, conditions, avantages, obligation réglementaire et mise en œuvre.
Le transport médical partagé consiste à transporter deux patients ou plus dans un même véhicule, depuis leur domicile jusqu’à leur lieu de soins. Depuis le décret du 28 février 2025, il est devenu la norme pour les soins répétitifs programmés.
Les soins concernés incluent la dialyse rénale, la chimiothérapie, la radiothérapie, la réadaptation médicale et les hospitalisations de jour. Le médecin peut exclure un patient du transport partagé si son état de santé l’exige.
Les conditions sont strictes : le détour ne doit pas dépasser 10 km par patient et l’attente totale à l’établissement ne doit pas excéder 45 minutes. Seuls les patients avec une prescription de transport assis professionnel (VSL ou taxi conventionné) sont concernés.
Le tiers payant (zéro avance de frais) est désormais conditionné à l’acceptation du transport partagé. Un patient qui refuse le partage alors qu’il est éligible devra avancer les frais et attendre le remboursement.
L’objectif national est d’atteindre 50% de transport partagé d’ici fin 2026, contre 19% fin 2023. L’État vise 300 millions d’euros d’économies sur la période 2025-2027.
Pour les établissements de santé, la mise en place du transport partagé nécessite un outil de coordination : planification des rendez-vous, regroupement automatique des patients compatibles, suivi en temps réel et reporting pour l’ARS.